Ty Film au Kafe projette Chronique d’un été le Vendredi 20 janvier à 20h30

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Ty Film présente Chronique d’un été

Jean Rouch Edgar Morin (1961)

Durée 85 mn

Nationalité : français

bande annonce chronique d’été

3.50 euros l’entrée ou

5 euros avec une soupe plus tartines!!

Synopsis

Paris, été 1960. Répondant à diverses questions, un panel de personnes de milieux et d’âges différents s’expriment sur la vie qu’ils mènent. Ouvriers, étudiants, employés : tous font abstraction du micro et de la caméra pour évoquer leurs préoccupations et leurs espoirs…

Critique du 23/03/2013

Par Samuel Douhaire

| Genre : sociologie Nouvelle Vague.

« Etes-vous heureux ? » Durant l’été 1960, le chercheur au CNRS Edgar Morin et l’ethnologue devenu cinéaste Jean Rouch ont posé la question aux passants, à des proches, à une ancienne déportée, à un lycéen venu d’Afrique… Un demi-siècle après, les réponses obtenues demeurent un témoignage sociologique de premier ordre sur la France des années 1960. Avec des déclarations sur la crise du logement ou l’aliénation par le travail qui pourraient être reprises mot pour mot, aujourd’hui, par les petits-enfants des protagonistes…

Chronique d’un été est aussi, et surtout, un grand film de cinéma. Si chaque « témoin » représente un archétype socio-culturel, il apparaît à l’écran comme un individu avec sa personnalité propre — superbes scènes où Angelo, l’ouvrier vindicatif de Renault, s’entraîne à la boxe française dans son jardin… Les images de Paris au mois d’août, de l’insouciance des vacances à Saint-Tropez ont la liberté — et la beauté — des chefs-d’oeuvre de la Nouvelle Vague. A l’époque, les partisans du « cinéma direct » ont reproché aux réalisateurs la dimension « fabriquée » de certaines séquences, comme la longue marche de Marceline Loridan place de la Concorde, parlant à son père mort à Auschwitz. Mais Chronique d’un été n’est pas du « cinéma direct », c’est du « cinéma-vérité » au sens où l’entendait Jean Rouch : « Un cinéma-mensonges et ces mensonges, par un hasard singulier, sont plus vrais que la vérité… » — Samuel Douhaire

ty film

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