Soirée sur la Commune de Paris le mardi 6 novembre

Classé dans : Actualités | 0

 

Soirée sur la Commune de Paris

soirée sur la Commune avec Soupe populaire à partir de 19h

+ causerie avec Roland Michon et Laetitia Rouxel

(scénariste et dessinatrice de la B.D. « Des graines sous la neige »)

 

commune

Résumé : Nathalie Lemel (Brest, 1826 – Ivry/Seine, 1921) est une militante et féministe ayant participé, sur les barricades, à la Commune de Paris de 1871.
Elle fut une extraordinaire témoin de son temps. Elle le doit à son compagnonnage avec l’un des leaders de la Commune, Eugène Varlin, à ses talents d’organisatrice en compagnie d’Elisabeth Dmitrieff, et à son amitié indéfectible avec Louise Michel.
À travers le destin de cette femme qui meurt presque centenaire revit un siècle de luttes pour les grandes causes : chômage, caisse maladie, congés payés, égalité des sexes, travail des enfants…
Elle participe au premier restaurant coopératif durant le siège de Paris en 1870, co-fonde l’un des premiers mouvements féministes, milite pour défendre les plus pauvres au mépris du danger et de la répression. Nathalie Lemel et ses semblables semaient avec courage des graines sous la neige, appelées à germer bien des décennies plus tard…
Libraire, ouvrière-relieuse, mère de famille, puis femme divorcée et indépendante, sa vie est une épopée qui part de sa Bretagne natale et se déploie dans le Paris du 19e siècle, après un long détour par les geôles des Versaillais et 7 ans de bagne en Nouvelle-Calédonie.
Une dizaine de pages documentaires, historiques sur la Commune de Paris et ses protagonistes.

https://www.babelio.com/livres/Rouxel-Des-graines-sous-la-neige/

La commune de Paris est un évènement mal connu de l’Histoire de France. C’est pourtant un moment d’espoir dans l’humanité et un souffle de liberté à nul égal dans le monde. Roland Michon et Laetitia Rouxel prennent le parti de nous faire vivre cet épisode par les yeux d’une jeune femme impliquée, Nathalie Lemel. Comme dans le triptyque de Lupano Communardes !, les femmes d’actions sont à l’honneur et cela donne un éclairage important sur l’Histoire de France. Ici, le discours est beaucoup plus engagé, beaucoup axé sur les idées libertaires. Les réunions de nuit, après les journées sans fin, les grandes idées, changer le monde… on a l’impression que c’était il y a des siècles. Mais il y a 150 ans, la police pouvait tirer dans la foule, on pouvait être arrêté si on se réunissait le soir après le travail, les femmes n’avaient pas le droit de vote (elles ne l’ont que depuis 70 ans) et souvent, elles n’avaient même pas le droit de se plaindre quand elles étaient battues et violées. Les femmes comme Nathalie Lemel ou son amie Louise Michel, avec qui elle sera déportée en Nouvelle-Calédonie après la commune de Paris, étaient mieux que des super héroïnes. Plus fortes, plus courageuses. Plus en danger. Bref, le ton est plus militant et le récit est davantage tourné vers le sens des combats de Nathalie Lemel que sur l’action. Il en sort une œuvre plus difficile à lire, plus longue aussi car le format est différent. Le dessin de Laetitia Rouxel, avec beaucoup de douceur et de naïveté, des couleurs de tableau ou de carte postale vieillie, donne un aspect suranné à l’ensemble, agréable, généreux et instructif. En ces temps troubles, ça ne peut pas faire de mal.

Print Friendly, PDF & Email
Share

Laisser un commentaire